Island ( A quelqu'un récemment découvert)

Island        ( A quelqu'un récemment découvert)
Un coin de terre quelque part, paumé, on ne sait trop où... mais là n'est pas l'important... En soirée, alors que le calme fait son nid et que notre ami doré s'en va coucher, une petite graine tachetée s'agite, se lovant dans un petit creux de terre, en sous-sol. La lune borde son collègue et s'installe à sa place veiller sur ma vie.... Ses capacités d'influence inexpliquées caressent la petite graine du bout des doigts. La dernière, sensible et chatouilleuse, s'agite en saccade, étouffant de petits rires gênés... Elle se sent ronronnante, elle a pourtant bien mangé... Quelle est cette chose qui grandit en elle ? ? ? La voilà prise de spasme, de mouvements involontaires, elle agrandit sa caverne de ses gestes robotiques... un drame à l'horizon... le voici qui s'avance, s'approche, alors que la petite graine commence à perdre la raison..... il court, il court, saute un talus, bientôt à quelque pas de la petite graine, qui vibre dangereusement.... Alors que la chose en elle grave une fissure qui s'élargit sur l'abdomen de notre amie, le drame tourne la tête, puis change de direction... il est passé... la petite graine est soulagée.... Ignorante, mais confiante, elle laisse la chose s'extirper d'elle et lui ouvrir le crâne... Une petite tige apparaît, cherche de l'air, creuse à l'envers, rencontre un ver, qui lui trouve une pierre, s'en sert, pour j'espère, sortir de terre.... Et la tige prend du volume, s'éloigne du ver qu'elle remercie d'un sourire de fibre, elle grandit, grandit.... Et grandit encore ... Des bras lui poussent, qu'elle agite timidement, regrettant la non-découpe de doigts, se sent légère et respire.. Quelle sensation pure, nouvelle, d'une fraîcheur incroyable.... L'ancienne petite graine regarde son vieux corps de misère entrouvert à sa racine.... Et rigole, l'éclat de son rire, réveille les oiseaux qui accueillent la nouvelle venue en dansant sur une branche. Le pistil rougissant, la tige sent sa petite têt vibrer. Encore ? se dit-elle.... Dans un feu d'artifice de couleurs particulièrement bien mariée, son encéphale éclate et donne vie à un arc-en-ciel parapluie, sous lequel moi, petit, ridicule, tremblant, à l'affût, je me réfugie... Merci mademoiselle, et que cet abris dure.... Plus loin que le solstice, bien loin de mes craintes, bien loin de mes peurs, de mes désillusions....

# Posté le mercredi 31 août 2005 19:11

Des jours et des nuits.....

Des jours et des nuits.....
Un sommeil sans rêve a quelque chose d'inachevé... C'est pourquoi, loin des idées préconçues, du monde conventionnel.... Je conseille le rêve sans sommeil.... L'insomnie a du bon si tant est que l'on en tire partie. Et ce sur un seul et unique point : l'inaccessible écran de lumière tamisée que forme notre ciel étoilé. Un proche ami, une nuit de découvertes, de prise de conscience... et dans les profondeurs de votre sentimentalité restera ancré à jamais ce spectacle à-priori banal à nul égal :



Un rideau tombe sur l'interminable pièce de la vie aux scènes trop semblable. Chacun quitte la salle d'un pas personnel, mais d'aucun ne perçoit la richesse éblouissante du trésor qu'ils abandonnent. Le metteur en scène ramasse les derniers textes, le technicien le salue... Puis, en une série de gestes mécaniques, il débranche les enceintes, éteint les lumières, repose les projecteurs dans leur lit de fer, glisse une couverture à la boîte à musique, veille à la veilleuse..... et s'assoie quelque instant isolé dans un fauteuil écarlate. Lui seul entrevoit de manière infime la beauté des lieux... Puis, n'échappant pas à la règle, il s'éclipse discrètement, un dernier cliquetis de clé interdisant l'accès à la merveille...... Les acteurs se reposent, les directeurs s'exposent dans quelque boîtes branchés, plus rien ne bouge... et le rideau s'allume... Des centaines de petits points lumineux forment un halo surnaturel, et réveillent les fantômes de la nuit..... faune invisible pourtant si audible.... Faune que l'on sent, que l'on surprend, et qui pourtant reste indiscernable... Les lueurs emplissent le théâtre chuchotant de ses chimères nocturnes : Pégase, son dragon de feu, son serpent scintillant, Cassiopé la sauvage, sans oublier l'orchestre unique du chant des planètes et du jeu de la Lyre que l'astre lunatique dirige, tandis qu'une grande ours à la robe de neige luisante esquisse de petits plats cuisinés à la casserole sur sa toile polaire... Tous sont réunis, la fête peut commencer..... Les comètes virevoltes ponctuellement en une danse en couple avec leur partenaire l'atmosphère à chaque note de l'orchestre, tous ne paraissent que par la joie éclatante de leur sourire de diamant.... Un nuage entreprenant caresse tendrement la chef d'orchestre qui rougit au passage... Un cygne un peu hautain mais au fond généreux fait péter le champagne.... Et milles bulles vermeilles explosent sur un néon doré..... La petite ours demande à sa maman de peindre sur sa toile le « paysage fabuleux qu'on ne voit que par chez eux », et avec maintes courbes de la patte, grâce à la palette de couleur que lui a laissé l'arc diurne de son ami sagittaire, elle entreprend une fresque aux reflets irréels, teintées d'émeraude et d'azur, qu'elle baptise d'un ultime coup de poignée « Aurore De la Nuit ». Tous s'amusent, dansent, chantent, rient, s'aiment ; en silence. Personne ne les en empêche, les quelques voleurs du spectacle n'osant se faire remarquer, la fête les entoure.... Mais elle ne s'occupe pas d'eux... et pourtant elle leur donne exprès la sensation de participer.... Malicieuse, elle partage ses atouts... et garde ses mystères.... Les intrus étourdis par rondes et farandoles abandonnent la soirée et vont rejoindre leur semblable débrancher leur matière. Un bâillement se fait sentir, un cliquetis de clés... le gardien allume le spot fatigué qui illumine le rideau de manière crescendo après plusieurs heures de repos.... Et tous disparaissent dans leur tanière... pour remettre ça quand les intrus - déjà affairés à réinstaller le plateau avant que les 3 coups ne frappent - ne seront plus qu'une poignée, emportée par un rêve éveillé...

# Posté le mercredi 31 août 2005 16:11

Modifié le mercredi 31 août 2005 18:43

... BIS

Excusez-moi.... une pulsion...
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# Posté le mercredi 17 août 2005 12:38

...

...
Ah! le Papayou!

# Posté le mercredi 17 août 2005 12:37

Le néant dense... et moi je ne secoue même pas la tête....

Noir total. L'ambaince est à la joie, je suis plein d'affinités envers la joie depuis quelques temps, et pourtant... un grand vide grandit en moi.. Des absences, des blancs, des regards perdus.. Je suis torturé sans le ressentir... Etrange? C'ets idiot cette démarche d'exposer ce que l'onr essent sur un site internet, idée loin des miennes.... mais là, maintenant, c'etsla seule chose dont j'ai envie. Il ne se passe plus rien en moi, ou plutôt des choses que je préfère ignorer de peur de perdre ma joie. Du coup, cette attitude me renferme, et dissipe ma joie, sans pour autant me déprimer. NOn, je suis d'humeur neutre, vide, je crois que jen tend à en devenir rien.... Une mélodie insuportablement stupide et gaie me permet à elle seule de m'échapper le temps d'un album de cet étatt, mélodie, qui je précise, risque peu à peu de m'envahir, pour prendre le dessus sur ce qui me tracasse en profondeur, pour devenir une raison de vivre, pour, je ne l'éspère pas, me rendre fou.... Même si je serais presque le seul à comprendre cet article, voire même pas, je dirais juste un timide "merci" à Ornette Coleman, pour me permettre cet échappatoire... Timide car ce qu'il a "composé" (c'ets un trop bien grand mot) deveitn très vite insupportable et est capable de me détuire définitivement. Je ne suis pas fou, je en veux pas l'être, mais si ce qui grouille en moi ne sort pas sa tête, ou ne trouve pas d'antidote, il se peut que la folie me chatouille le nez pour profiter de mon éternuement afin de me pénétrer. Je suis optimiste, c'est un fait, et je ne me contredirais pas, mais je veux juste arrêter de me prendre la tête, et pour ça j'aimerais que les choses tendent en ma faveur. Un problême de réglé, certes, mais il en reste tant d'autres, dont certains comptent plus..... Excusez de l'inintérêt de cet artcile, mais il porte bien son nom, je n'ai depuis longtemps aucune idée, aucune envie d'articles. D'ailleurs, sans m'avancer, il est possible que ce soit le dernier.

# Posté le lundi 15 août 2005 14:07